Vous trouverez ci-dessous la description de mes activités de recherches
axes de travail, publications, direction de thèses
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RECHERCHES EN COURS
(thématiques, état d’avancement)
1/ Politiques de l’identité : « minorités, communautarisme, multiculturalisme »
Je poursuis des recherches dans ce domaine depuis 1994 (depuis ma thèse de doctorat) qui ont débouché sur de nombreuses publications. Ces recherches se sont inscrites jusqu’ici dans le contexte américain. Il s’agit à la fois de l’exploitation de travaux historiques et sociologiques sur ces sujets et de la participation à une élaboration théorique du multiculturalisme contemporain. Cette double approche devrait trouver son débouché dans un ouvrage en préparation, intitulé provisoirement La Fin du libéralisme américain, dont la parution est prévue au début de l’année 2010.
Au-delà, la poursuite des recherches dans ce domaine se développera de manière comparée avec d’autres exemples de gestion de la politique de l’identité, dont la France. Le « programme » de cet exercice comparé est esquissé dans l’ouvrage d’étape Le Communautarisme. Mythes et réalités, paru en 2007 (Editions Lignes de Repères).
2/ Théorie politique américaine contemporaine : « la fin du libéralisme américain »
Mon deuxième axe de recherche s’inscrit également dans le contexte américain et doit déboucher également dans l’ouvrage prévu pour 2009 sur la fin du libéralisme américain. Mais il s’agit là d’une autre approche, plus théorique, mettant en œuvre à la fois des analyses de textes de philosophie ou de sciences sociales et de mouvements intellectuels confrontés à l’évolution de la société américaine, puisqu’il s’agit d’une lecture approfondie de la théorie politique américaine de ces dernières décennies autour de la reformulation critique de la doctrine libérale telle qu’elle a été proposée par les auteurs dits « républicains », « communautariens » et « multiculturalistes ».
Cette approche du « consensus libéral » des années 1950 aussi bien que de la réinterprétation rawlsienne du début des années 1970 – celle précisément qui tient compte du « tournant identitaire » – que l’on peut qualifier sommairement de « critique de gauche » sera complétée par un deuxième volet, débouchant sur un autre ouvrage à l’horizon de 4 ou 5 ans, conduisant le même type d’analyse à partir des critiques « de droite » du libéralisme américain, notamment chez les fondamentalistes religieux, les « libertariens » et les « néoconservateurs ». Le lien avec la question identitaire reste bien évidemment central même s’il se déploie au-delà des questionnements formulés dans le premier axe de recherche évoqué supra.
3/ Social-démocratie et réformisme doctrinal de la gauche européenne
Le troisième axe de mes recherches a été développé à partir de 1998. Il s’agit d’analyser les changements doctrinaux fondamentaux à l’œuvre dans certains partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens depuis 1989, confrontés qu’ils sont aux évolutions internationales et internes qui modifient la vie politique et institutionnelle aussi bien que les données socio-économiques et culturelles des sociétés dans lesquelles ils s’inscrivent.
Une première partie de ce travail a porté sur l’évolution sans doute la plus visible, celle du travaillisme britannique sous l’influence du « blairisme » et de la « troisième voie ». Aujourd’hui, l’évolution française, replacée dans une périodicité plus longue (notamment depuis la naissance du PS d’Epinay en 1971) et les conditions particulières de la Ve République, constitue l’élément central de ce programme. Un ouvrage de synthèse sur l’évolution du socialisme français est en préparation, en partie fondé sur le travail d’observation que je mène depuis quelques années. Un colloque international sur le thème du réformisme français à l’aune des expériences européennes, sous ma direction, aura par ailleurs lieu à Nice prochainement (à une date encore à préciser).
4/ Nouvelles formes de l’action publique : « la réforme de l’université »
Ce quatrième axe de mon travail de recherche est plus récent puisque j’ai commencé à y travailler en 2006. Il consiste en l’étude des systèmes universitaires comparés des pays développés afin de montrer les possibilités d’amélioration (qualité, performances, équité) de ceux-ci.
Le programme de recherche que je continue d’élaborer sur ce thème devrait, outre les quelques articles déjà publiés sur le sujet, déboucher sur un petit ouvrage à paraître à moyen terme. Une des premières pistes explorées, à partir de l’exemple de la réforme de l’université, sera l’établissement des conditions de faisabilité politique et l’évaluation des premiers résultats obtenus dans le cas français (notamment suite à la réforme annoncée par la nouvelle majorité en 2007).
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PUBLICATIONS
Consulter la liste de mes publications (ouvrages et articles) régulièrement mise à jour.
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DIRECTION DE THESES
Je dirige actuellement 6 thèses à l’Université de Nice, dans le cadre du laboratoire ERMES (EA 1198 ).
- Thomas Rouquette, allocataire de recherche (2005) : “Le néo-conservatisme américain : construction intellectuelle et influence au sein de la sphère politique américaine contemporaine”.
- Roya Babayev (2006) : “L’analyse de la faisabilité de la sécurité d’approvisionnement en énergie de l’UE”.
- Claude Barbanti, allocataire de recherche (2006) : “Nationalisme(s) au Royaume-Uni”.
- Philippe Cerani (2006) : “Compositions et recompositions du paysage intellectuel français, de 1989 à 2002″.
- Serhan Dombayci (2006) : “La politique européenne de voisinage (PEV) à partir de l’exemple des nouveaux voisins à l’Est: l’Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie”.
- Thierry Pastor (2006) : “Les intérêts croisés entre le pétro-terrorisme et le djihadisme”.
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Thèses soutenues
- Nicolas Herbert (26 mai 2008): “Penser la politique au prisme du totalitarisme”.





