CNU

Vous trouverez sur cette page des informations sur l’activité du Conseil National des Universités, et tout particulièrement sur la section 04 (science politique) au sein de laquelle je siège comme membre élu titulaire.

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 Composition du CNU 04

(2011-2012)

Bureau

  • Président: Olivier Nay, Lille 2, IUF
  • 1er vice-président: Frédéric Sawicki, Paris 1
  • 2d vice-président: Alexandra Goujon, U. de Bourgogne
  • Assesseur: David Smadja, U. Paris Est – Marne La Vallée


Membres élus:

Collège A

  1. Laurent Bouvet, U. Versailles Saint Quentin
  2. Daniel Compagnon, IEP de Bordeaux
  3. Nathalie Dompnier, U. Lyon 2
  4. Jean-Marie Donegani, IEP de Paris
  5. Virginie Guiraudon, DR CNRS/CEE
  6. Olivier Nay, U. Lille 2, IUF
  7. Frédéric Sawicki, U. Paris 1
  8. Hélène Thomas, U. Aix Marseille 3

Collège B

  1. Eric Agrikoliansky, U. Paris 9
  2. François Buton, CR CNRS/CEPEL
  3. Nathalie Ethuin, U. Lille 2
  4. Boris Gobille, ENS Lyon
  5. Alexandra Goujon, U. de Bourgogne
  6. Christophe Le Digol, U. Paris Ouest – Nanterre La Défense
  7. Anne Mandeville, U. Toulouse 1
  8. Jérôme Valluy, U. Paris 1


Membres nommés:

Collège A

  1. Frédéric Charillon, U. d’Auvergne
  2. Anne-Cécile Douillet, U. Lille 2
  3. Jean-Jacques Roche, U. Paris 2
  4. Yves Roucaute, U. Paris Ouest – Nanterre La Défense

Collège B

  1. Gwendal Chaton, U. Rennes 1
  2. Julie Gervais, U. Paris 1
  3. Cécile Robert, IEP de Lyon
  4. David Smadja,  U. Paris Est – Marne La Vallée

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Résultats de l’élection (2011)

(En cours)

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Candidature à l’élection (2011

Les élections au CNU se déroulent du 12 septembre au 11 octobre 2011 par section disciplinaire (la science politique est la section 04) et par collège (A pour les professeurs et B pour les maîtres de conférences).

Je présente et conduis une liste dans le collège A de science politique, intitulée “Pluralisme, ouverture et qualité de la science politique”. Cette liste est soutenue par l’association Qualité de la Science Française.

Si j’ai décidé de présenter et de conduire, avec des collègues, une liste, c’est à la fois pour poursuivre efficacement mon engagement dans la politique universitaire, en particulier à la suite de la mobilisation des enseignants-chercheurs contre les décrets d’application de la loi LRU au printemps 2009, et pour éviter que les dérives dans le sens d’une évaluation quantitative notamment ne dénaturent la science politique comme discipline, celle-ci étant déjà soumise à une normalisation accélérée (méthodologie, objets privilégiés…) depuis quelques années.

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Profession de foi

Chères Collègues, Chers Collègues

Comme vous le savez, le prochain renouvellement du CNU sera particulièrement important. En effet, le décret du 23 avril 2009 pris en application de la loi LRU a profondément modifié son rôle et son fonctionnement. En vertu de l’article 2 du décret précité il devra désormais assurer principalement une nouvelle mission en procédant à « l’évaluation de l’ensemble des activités et de leur évolution éventuelle. Cette évaluation est prise en compte pour les mesures relatives à la carrière des professeurs des universités et à l’attribution de certaines primes et indemnités ».

Cette évaluation de l’ensemble des enseignants-chercheurs sera établie individuellement au moins une fois tous les quatre ans et produira des conséquences sur l’ensemble de la carrière ainsi que sur l’activité de chacun. En effet, elle entraînera des répercussions sur la qualification, la promotion et les CRCT. Au plan national, elle déterminera l’attribution de primes (par exemple la PES) et modulera les carrières sous la forme de récompenses ou de sanctions. Enfin, au plan local, elle infléchira les services d’enseignement et les tâches d’administration et de gestion.

Il s’agit donc d’un changement de très grande ampleur. Lourd de conséquences individuelles, il revêt tout autant un impact décisif quant à l’organisation des équipes pédagogiques et de recherche ; d’autant que cette nouvelle responsabilité devra s’articuler à celles exercées à présent par les autres instances d’évaluation, nationales (AERES) et locales (conseils).

Notre section du CNU jouera donc dès l’an prochain un rôle décisif dans la mise en œuvre des modalités concrètes de cette évaluation. Afin de faire face à cette nouvelle donne, nous vous proposons de défendre une conception à la fois pluraliste, ouverte et qualitative de notre discipline.

Les nouvelles modalités d’évaluation remettent en cause les libertés universitaires telles que nous les avons défendues lors du mouvement universitaire de l’hiver et du printemps 2009 contre la rédaction des décrets d’application de la loi LRU.

Le nouveau CNU devra impérativement veiller à la préservation de ces libertés, en particulier afin que nos carrières soient protégées des effets préjudiciables de ce qui apparaît d’ores et déjà comme un système de contrôle et de mise au pas administratif des enseignants-chercheurs : injonction à la normalisation disciplinaire, encadrement bureaucratique de la recherche, augmentation des charges administratives, processus d’individualisation accentué des carrières, etc.

La majorité sortante de notre section, qui sollicite à nouveau vos suffrages, ne s’est pas élevée contre l’application de cette orientation générale. Cela a eu, notamment, pour conséquence une surreprésentation des dossiers présents dans certains domaines de la discipline, notamment en sociologie politique et en politiques publiques.

Dans de telles conditions, une évaluation essentiellement quantitative, faite à partir des critères définis par l’AERES notamment ou encore à partir d’une priorité donnée à l’indicateur de la publication dans une revue qui aurait été reconnue comme majeure dans la discipline, ne saurait constituer une méthode acceptable et efficace. L’évaluation fondée sur des critères purement quantitatifs et des marqueurs extérieurs de conformité disciplinaire renforçant le risque de se voir imposer une vraie, voire une bonne science politique, qui serait à la fois monotone et monolithique.

Seule doit valoir en la matière, la lecture attentive, approfondie, exhaustive et dans toutes leurs dimensions, du dossier des collègues à évaluer. Seule doit compter une lecture qui prenne en compte non seulement leur activité de recherche, mais encore les conditions particulières dans lesquelles elle s’exerce, tant en termes d’enseignement que de tâches administratives.

La défense de nos libertés académiques s’avère donc indissociable de la reconnaissance du pluralisme et de l’ouverture les plus larges de notre discipline. Celle-ci ne doit pas s’enfermer dans une définition rigide et bureaucratique, destinée à singer les sciences dites dures ou à imposer une expertise aussi activiste que militante. En fait, le respect du pluralisme constitue la meilleure des garanties possibles pour assurer la vitalité et le dynamisme de la science politique, comme on peut le constater dans de nombreux pays étrangers.

La liste POQSP s’opposera à toute tentative de normalisation bureaucratique opérée sous couvert de scientificité. En effet, une telle orientation ne conduirait qu’au rétrécissement disciplinaire et à la fermeture circulaire sur quelques approches et spécialités, au prétexte qu’elles seraient conformes à une définition et à un exercice orthodoxes de notre discipline.

Nous veillerons donc au respect du pluralisme des approches, des courants méthodologiques de la science politique, de ses lieux et conditions d’exercice : reconnaissance de toutes les matières de la science politique (vie et institutions politiques, sociologie politique, théorie et philosophie politiques, politiques publiques, relations internationales, aires culturelles et politique comparée…) ; relation ouverte de la science politique avec les disciplines connexes : anthropologie, droit, économie, histoire, philosophie, sociologie ; prise en compte de l’exercice de la discipline dans les facultés de droit et de science politique ou les IEP ; à Paris, en banlieue parisienne ou dans les autres villes ; en métropole comme en Outre-mer ; dans des grands ou des petits départements de science politique ; au sein d’équipes d’accueil ou d’UMR, etc.

Candidats

  1. Laurent BOUVET (UVSQ) – suppléante : Josepha LAROCHE (Paris I)
  2. Christophe BOUILLAUD (IEP Grenoble) – suppléant : Frédéric LAMBERT (Rennes I)
  3. Philippe RAYNAUD (Paris II) – suppléant : Bernard BRUNETEAU (Rennes I)
  4. Klaus-Gerd GIESEN (Clermont-Ferrand) – suppléant : Patrick TROUDE-CHASTENET (Bordeaux IV)

Téléchargez la profession de foi ici.

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