Le projet social-démocrate est historiquement achevé

30 09 2009

3902342858_effddb6f8fDans un chat sur LeMonde.fr, mardi 29 septembre, Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’université de Nice, revient sur la crise de la sociale-démocratie en Europe. Tiraillée entre la gauche et le centre, la sociale-démocratie peut utiliser la carte du Parti socialiste européen pour sortir de sa crise structurelle, estime-t-il.

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La social-démocratie doit retrouver le sens du peuple

24 08 2009

IMG_1171Les résultats des élections européennes de juin 2009 soulèvent pour la social-démocratie européenne des questions embarrassantes. Dans la quasi-totalité des pays d’Europe, les partis qui s’en réclament – ils ont d’ailleurs tout fait pour bien marquer leur appartenance commune à travers un « manifeste » unique – sont en net recul, quelle que soit leur situation politique (au pouvoir ou non, en coalition ou non, etc.). Partout, que l’on écoute les journalistes ou les militants, les campagnes des sociaux-démocrates semblent avoir été mal conduites, par des leaders souvent contestés, et plus encore, en manque d’inspiration, le tout sur la base d’un programme peu convaincant, souvent grandiloquent dans son expression mais toujours convenu dans sa réalité.

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Jour de vote, jour d’abstention

7 06 2009

2626677571_88520ca88bSi l’on était aussi cynique que certains responsables politiques français, on dirait qu’ils ont tout fait pour que cette journée exceptionnelle de démocratie – les citoyens de 27 pays élisent en même temps leur Parlement – se transforme en jour d’abstention record (plus de 60% selon les derniers sondages). Or l’abstention a toujours (au moins) deux significations en démocratie : elle témoigne d’un désintérêt ou d’une lassitude de la part des électeurs, et elle favorise mécaniquement les candidats et les partis qui parient sur elle – c’est souvent le cas des partis protestataires qui mobilisent un électorat plus motivé et plus restreint que celui des grands partis de gouvernement. Une fois cet accablant constat dressé, restent deux questions : comment en est-on arrivé là ? Que faire pour éviter à nouveau un tel échec démocratique ?

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Europe – Etats-Unis : hostilité, indifférence ou coopération ?

6 06 2009

2626677571_88520ca88bLes choix politiques de l’Administration Bush (2001-2008) sur des sujets aussi divers que la guerre contre le terrorisme, le commerce international, l’environnement ou la justice pénale internationale ont profondément éloigné les deux rives de l’Atlantique. L’échec de cette politique étrangère, la crise économique mondiale dont l’origine américaine est indéniable, et l’élection de Barack Obama semblent depuis avoir mis un terme à cet éloignement. Le président américain a d’ores et déjà donné des signes de sa volonté de normaliser les relations transatlantiques : retour aux institutions multilatérales, acceptation des grandes normes internationales soutenues par l’Europe – en particulier en matière environnementale –, etc.

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“Europe puissance” ou “grosse Suisse” ?

5 06 2009

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Ce ne sont pas les sujets de division qui manquent entre Européens. Ainsi, chacun s’en souvient, les pays membres de l’Union se sont-ils profondément divisés en 2003 à l’occasion de la guerre d’Irak. A la question « faut-il ou non suivre les Etats-Unis ? », certains avaient répondu oui (le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne), tandis que d’autres refusaient cette aventure (la France et l’Allemagne au premier chef). Récemment encore, on a vu Nicolas Sarkozy affronter le Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, à propos de la manière de mener des négociations commerciales internationales sur l’agriculture.

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Le couple franco-allemand : passé, présent… futur ?

4 06 2009

2626677571_88520ca88bCes dernières années, la relation privilégiée tissée pendant 50 ans entre France et Allemagne s’était distendue. Cette dernière s’était tournée vers l’Europe centrale et orientale, sa zone d’influence « naturelle », alors que la première cherchait à tisser des liens plus étroits avec d’autres partenaires européens et à développer seule son projet euro-méditerranéen. Mais les difficultés communes dues à la crise économique actuelle ont remis les deux partenaires sur la voie de l’unité. « Il était temps » pensent à haute voix tous ceux qui tiennent le couple franco-allemand pour la pierre angulaire de la construction européenne.
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L’enjeu agricole européen

3 06 2009

2626677571_88520ca88bLa « politique agricole commune » (PAC) est l’une des plus anciennes politiques européennes et le modèle même de ce que l’on appelle une « politique communautaire » dans le langage européen. Cela n’empêche pas sa remise en cause depuis quelques années. Elle est attaquée par les plus libéraux des Etats-membres (comme le Royaume-Uni) qui voient dans ce complexe système d’aides, de subventions et de soutien des prix, une insupportable et coûteuse entrave au marché. Mais elle l’est aussi par les tenants d’une agriculture plus durable et moins « productiviste » qui critiquent un système favorisant les grosses exploitations et certaines filières (céréalière par exemple). Enfin, la tendance récente à déconstruire ce même système est jugée dangereuse et malvenue par les exploitants qui en ont longtemps profité, notamment en France.
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Une seule tête européenne ?

2 06 2009

2626677571_88520ca88bA la conférence de presse finale du sommet Union européenne-Etats-Unis du 5 avril dernier, les journalistes ont vu arriver quatre personnes. Outre le président américain Barack Obama, il y avait à la tribune : le premier ministre tchèque (dont le pays assure pour le 1er semestre 2009 la présidence de l’UE), le premier ministre suédois qui lui succédera en juillet, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso – chacun des trois européens ayant pris tour à tour la parole pour dire peu ou prou la même chose.
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Elargir l’Europe : encore et toujours ?

1 06 2009

2626677571_88520ca88bIl y a encore cinq ans, l’Union européenne (UE) était un ensemble de 15 pays peuplé par 380 millions d’habitants. Aujourd’hui, après son « 5e élargissement » depuis 1973, elle compte 27 pays membres et près de 500 millions d’habitants. Demain, si l’élargissement se poursuivait (Croatie, Ukraine, Serbie, Bosnie, Biélorussie, Turquie…), elle pourrait comprendre plus d’une trentaine de pays et près de 150 millions d’habitants supplémentaires. Mais ce n’est pas cette course au gigantisme qui constitue le problème principal de l’élargissement : ce sont les réticences croissantes qu’il suscite parmi la population des pays déjà membres.
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Parlement européen : plus de pouvoirs, moins d’électeurs

31 05 2009

2626677571_88520ca88bDans une semaine, les citoyens des 27 pays de l’Union éliront leur Parlement. Exercice démocratique exceptionnel dans le monde : nulle part ailleurs on ne vote en même temps dans plusieurs pays pour élire une assemblée démocratique supranationale détenant autant de pouvoirs. Des pouvoirs qui se renforcent d’ailleurs au fur et à mesure de l’avancement de la construction européenne. Qu’il s’agisse de l’élaboration des normes législatives de l’Union, du contrôle de la Commission ou du vote du budget. S’il est finalement ratifié, le Traité de Lisbonne permettra de franchir un nouveau pas décisif dans ce sens.
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