Obama : homme de principes et de compromis sur la santé

10 09 2009

3905269717_696e20fe03_bDans son discours au Congrès, le mercredi 9 septembre, le Président américain, Barack Obama, a pris clairement et fermement position sur la réforme de santé qu’il souhaite tout en laissant ouverte la porte aux négociations sur ses modalités.

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Réforme de la santé : la mère de toutes les batailles pour Obama

27 08 2009

2933953967_b92a08b52bCes dernières semaines ont été particulièrement difficiles pour Barack Obama. Sa cote de popularité a subi un net fléchissement. Selon la dernière enquête pour MSNBC du 18 août, le niveau d’approbation de sa politique aurait chuté de dix points depuis avril (51% contre 61%). La raison principale de cette baisse tient au projet-phare de son mandat : la réforme du système de santé américain.

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In Black we trust

6 01 2009

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L’élection de Barack Obama met-elle fin à la question noire américaine ?

La victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle du 4 novembre 2008 a soulevé une vague d’enthousiasme et d’espoir aux Etats-Unis comme partout dans le monde. Ce fut notamment le cas chez les Noirs américains qui ont voté pour lui à 95%. Les commentateurs, stimulés par ce qu’ils ont qualifié d’élection historique, ont bien souvent vu l’élection d’Obama comme celle du premier président noir des Etats-Unis ou du moins comme l’aboutissement d’une longue marche commencée il y a un peu plus de quarante ans, à l’occasion du combat pour les droits civiques. Pourtant si la couleur de la peau du nouveau président américain peut faire figure de symbole – « un Noir à la Maison-Blanche » – dans un pays qui a connu l’esclavage et la ségrégation raciale pendant l’essentiel de son histoire, elle n’est pour autant ni une indication de ses idées politiques ni l’annonce d’un programme qui favoriserait telle ou telle minorité. Obama a mis un soin particulier à tenir à distance la « question noire » pendant sa campagne. Pour cette raison, il a même été qualifié de candidat « post-racial ». Il a surtout prononcé sur le sujet ce qui restera sans doute comme l’un des grands discours politiques américains contemporains le 18 mars 2008 à Philadelphie.
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États-Unis : changement d’ère ?

9 11 2008

img_0046_21Débat dans le journal L’HUMANITE entre Laurent Bouvet, spécialiste des États-Unis, professeur de sciences politiques à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis et à Sciences Po à Paris, et Danielle Follett, universitaire américaine, maître de conférences en littérature américaine à Paris-VIII.

Comment situeriez-vous Barack Obama par rapport à l’idéologie du « rêve américain » (valorisation de la réussite individuelle, quête des « opportunités »…) ?

Danielle Follett. Obama met l’accent sur la possibilité pour n’importe qui d’accéder au poste le plus élevé aux États-Unis, celui de président. Dans son cas, il s’agit plus précisément de valoriser cette possibilité pour un Afro-Américain et, au-delà, pour un Américain issu de l’immigration. C’est de ce point de vue qu’il entend revaloriser le « rêve américain ». Cette idéologie, centrée sur la réussite personnelle, sur la possibilité de l’accès pour chacun à des responsabilités, existe depuis le début de l’histoire des États-Unis. Il ne fait que la contextualiser. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a également développé toute une rhétorique du changement. Il se positionne ainsi par rapport aux huit dernières années, aux années Bush, durant lesquelles on a assisté à un renforcement des divisions et du racisme dans la société américaine.

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Une présidence à hauts risques

6 11 2008

img_0046_21On peut craindre que l’enthousiasme qui a porté Obama jusqu’à la victoire retombe aussi vite qu’il s’est cristallisé et que les espoirs nés de cette campagne exceptionnelle soient rapidement déçus. Pour trois raisons essentiellement. La première tient à la nature même du discours d’Obama. Il a en effet construit sa candidature et son succès sur l’idée que les Américains, s’ils dépassent leurs divisions et les clivages qui traversent leur société, seront plus forts et, de là, pourront mieux résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés. Cette rhétorique de l’unité était nécessaire et a été particulièrement bien reçue après la présidence Bush dont le principe même était la mise en exergue des clivages de la société américaine, notamment à partir d’une vision idéologisée du bien et du mal. Mais elle a un défaut : celui de masquer les rapports de force et les divergences d’intérêt dans la société. Or Obama ne pourra satisfaire tout le monde en même temps et il devra choisir ses priorités, notamment sociales, ce qu’il n’a pas nécessairement pu ou su faire pendant la campagne.

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Obama président : l’espoir d’une nouvelle Amérique

6 11 2008

img_0046_21La victoire annoncée a eu lieu. Pour la première fois de son histoire, l’Amérique s’est donnée un président noir. C’est un chapitre de l’histoire des Etats-Unis qui se clôt aujourd’hui. Le symbole est puissant, le monde entier, qui a symboliquement voté Barack Obama, l’a bien compris. Mais après la célébration légitime de ce jour historique, va commencer, très vite, la « présidence Obama ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle aura lieu dans des circonstances particulièrement difficiles alors qu’elle devra répondre favorablement à la formidable vague d’espoir et d’enthousiasme qu’elle a soulevée.
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Quand l’Amérique a rendez-vous avec l’Histoire

4 11 2008

img_0046_21Le grand jour est arrivé. Après plus d’un an de campagne et plus d’un milliard de dollars dépensé par les candidats pour cette élection, les Américains et le monde entier vont enfin savoir qui sera le prochain président des Etats-Unis. La participation à cette élection pourrait bien d’ailleurs être historique. Ainsi s’attend-t-on partout dans le pays à une affluence trop importante pour permettre à tout le monde de voter dans de bonnes conditions et avant la clôture du scrutin – les votes anticipés indiquent déjà une participation record.

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La bataille des Swing States

3 11 2008

L’élection du président américain se décide au sein d’un collège électoral de 538 grands électeurs (majorité à 270) répartis dans les 50 états en fonction de leur population respective. Chaque candidat remporte l’ensemble des grands électeurs de l’état dans lequel il arrive en tête en nombre de voix – à l’exception du Nebraska et du Maine où les grands électeurs sont distribués entre candidats. C’est pourquoi en cas de scrutin serré, la bataille se joue dans quelques états-clefs, ceux qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre : les swing states.

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Les défis domestiques du futur président

31 10 2008

Le prochain président des Etats-Unis n’aura pas la tâche facile. Si le monde entier l’attend sur la définition d’une nouvelle politique étrangère (voir la chronique du mardi 28 octobre), les Américains le jugeront avant tout sur sa capacité à relever une série de défis en politique intérieure. Celui d’une aggravation de la situation économique du pays en raison de la crise financière bien évidemment mais ce n’est pas le seul, loin de là.
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Les maux de la démocratie américaine

30 10 2008

En novembre 2000, l’élection présidentielle qui a opposé George W. Bush à Al Gore s’est jouée en Floride. Là où, à force de compter et recompter des bulletins plus ou moins bien perforés par l’électeur, la Cour Suprême a finalement cédé aux arguments des Républicains et, de fait, déclaré Bush vainqueur. Cet épisode reste un traumatisme pour beaucoup d’Américains qui ont eu l’impression que leur démocratie, quoiqu’ils aient pensé du résultat de l’élection, s’était ridiculisée aux yeux du monde.

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