La victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine de 2008 a sonné, pour nombre d’observateurs, la fin de « l’ère conservatrice ».[1] Outre le caractère historique de l’événement, la campagne électorale et l’arrivée au pouvoir d’Obama ont démontré de manière éclatante l’épuisement idéologique et politique de la « révolution conservatrice ». Celle-là même qui avait été mise en œuvre par Ronald Reagan au début des années 1980 et dont George W. Bush a été le continuateur sous la double forme d’une radicalisation religieuse de la vie politique menée sous la pression des chrétiens fondamentalistes au sein du Parti républicain, et d’une politique étrangère bien plus idéaliste et dévastatrice – celle des fameux néo-conservateurs – que celle de ses prédécesseurs républicains (notamment celle de son père).
Avec l’arrivée au pouvoir d’Obama, une nouvelle page de l’histoire américaine allait donc nécessairement s’écrire. En mieux, évidemment.



