PS : chacun chez soi… chacun pour soi ?

2 07 2009

3173322211_1c4b69b323_mS’il y a bien une activité qui ne connaît pas la crise, c’est la création de clubs et autres think tanks par les hiérarques du Parti socialiste. De défaite électorale en ambition présidentielle, chacun ou presque ne voit plus son salut que dans la création de sa propre boutique – on n’ose dire de sa marque. Au rythme actuel, il y aura bientôt plus de cercles et de groupes de réflexion… que de militants socialistes. Derniers en date à s’établir à leur compte : François Hollande et Manuel Valls. Le premier en lançant « Répondre à gauche » au goût de feue la gauche plurielle (Robert Hue était là !) ; le second en mettant sur les rails son club « A gauche, besoin d’optimisme ! » qui devra porter la bonne parole souvent provocatrice de son désormais « présidentiable » de chef.

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Le désert des quadras

19 06 2009

3028067662_6a5437ba0c_bCes derniers jours, un vent de folie a soufflé sur la génération dite des « quadras » au Parti socialiste. Les quadras, qui n’ont déjà plus tous la quarantaine, ce sont ces hiérarques socialistes, assez vieux pour avoir bénéficié du dernier passage au pouvoir du parti, avec Lionel Jospin, de 1997 à 2002, mais trop jeunes pour ne pas espérer profiter, plus encore, d’une nouvelle occasion.

Ils ont eu une idée : être candidats à l’élection présidentielle de 2012 sur l’air de « pourquoi pas moi ? ».

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Le PS à l’état “primaires”

16 06 2009

87863359Au Parti socialiste, à peine a-t-on remisé les drapeaux européens pour 2014 que l’échauffement pour la présidentielle a déjà repris. Au programme : « les primaires » ou comment être sûr de désigner le bon candidat (ou la bonne candidate…) pour gagner en 2012.

Barack Obama ne le sait pas, mais il est pour beaucoup dans cette nouvelle obsession des socialistes français. Avec son élection, c’est un peu comme s’ils avaient redécouvert l’Amérique. Depuis qu’il a gagné, on ne compte plus en effet les missions et autres délégations qui franchissent l’Atlantique en quête du Graal électoral. Il faut comprendre les socialistes ; à Solferino, les affiches des campagnes de François Mitterrand ont jauni depuis bien longtemps dans leurs sous-verre, et si le PS continue ainsi, il n’y aura bientôt plus de mémoire vivante de la dernière victoire présidentielle (1988). C’est donc en Amérique que les missionnaires socialistes pensent avoir découvert le remède à tous leurs maux : les primaires.

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Cohn-Bendit est-il durable ?

10 06 2009

2408093592_044ebe57ba_mOui, bien sûr ! répondront immédiatement les observateurs les plus fins… puisqu’il était déjà là en 68. Il est même la preuve vivante et éclatante de la durabilité politique, voire de l’éternelle jeunesse, de la « Génération ». Non diront les autres puisqu’à chaque fois qu’il réalise un bon coup politique, il est incapable de poursuivre son avantage.

Nul ne contestera en tout cas le sens du timing et l’à-propos d’un Daniel Cohn-Bendit qui a réussi un nouveau hold-up électoral, dix ans après la percée des Verts aux européennes de 1999. Il avait conduit, à l’époque, la liste écologiste vers un succès inespéré : 9,72% et 9 élus. Cette année, il a fait bien mieux : 16,28% et 14 élus, manquant d’un cheveu de coiffer le PS  sur le poteau (16,48%).

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PS : fin de parti(e)

8 06 2009

3552971098_53a41a1819_mAprès 2002 et 2007, le Parti socialiste vient de vivre un troisième échec lors d’un scrutin national en sept ans – ce qui fait beaucoup. Certains commentateurs inattentifs, de moins en moins nombreux heureusement, ont cru à chaque fois y déceler des « accidents ». L’épisode de ce 7 juin aura peut-être, enfin, le mérite de convaincre les récalcitrants qu’il n’en est rien. Ces défaites à répétition ne sont pas des accidents, ce sont des crises révélatrices de la maladie mortelle dont souffre le PS depuis de nombreuses années. Seulement, cette fois, comme il s’agit d’une élection différente, avec un mode de scrutin et des enjeux loin de ceux de la présidentielle ou des législatives, cette nouvelle défaite sonne le glas des espoirs de sursaut longtemps placés dans les élections intermédiaires. Même l’illusion des victoires à répétition aux élections locales semble, enfin, se dissiper.

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Jour de vote, jour d’abstention

7 06 2009

2626677571_88520ca88bSi l’on était aussi cynique que certains responsables politiques français, on dirait qu’ils ont tout fait pour que cette journée exceptionnelle de démocratie – les citoyens de 27 pays élisent en même temps leur Parlement – se transforme en jour d’abstention record (plus de 60% selon les derniers sondages). Or l’abstention a toujours (au moins) deux significations en démocratie : elle témoigne d’un désintérêt ou d’une lassitude de la part des électeurs, et elle favorise mécaniquement les candidats et les partis qui parient sur elle – c’est souvent le cas des partis protestataires qui mobilisent un électorat plus motivé et plus restreint que celui des grands partis de gouvernement. Une fois cet accablant constat dressé, restent deux questions : comment en est-on arrivé là ? Que faire pour éviter à nouveau un tel échec démocratique ?

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Europe – Etats-Unis : hostilité, indifférence ou coopération ?

6 06 2009

2626677571_88520ca88bLes choix politiques de l’Administration Bush (2001-2008) sur des sujets aussi divers que la guerre contre le terrorisme, le commerce international, l’environnement ou la justice pénale internationale ont profondément éloigné les deux rives de l’Atlantique. L’échec de cette politique étrangère, la crise économique mondiale dont l’origine américaine est indéniable, et l’élection de Barack Obama semblent depuis avoir mis un terme à cet éloignement. Le président américain a d’ores et déjà donné des signes de sa volonté de normaliser les relations transatlantiques : retour aux institutions multilatérales, acceptation des grandes normes internationales soutenues par l’Europe – en particulier en matière environnementale –, etc.

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“Europe puissance” ou “grosse Suisse” ?

5 06 2009

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Ce ne sont pas les sujets de division qui manquent entre Européens. Ainsi, chacun s’en souvient, les pays membres de l’Union se sont-ils profondément divisés en 2003 à l’occasion de la guerre d’Irak. A la question « faut-il ou non suivre les Etats-Unis ? », certains avaient répondu oui (le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne), tandis que d’autres refusaient cette aventure (la France et l’Allemagne au premier chef). Récemment encore, on a vu Nicolas Sarkozy affronter le Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, à propos de la manière de mener des négociations commerciales internationales sur l’agriculture.

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Le couple franco-allemand : passé, présent… futur ?

4 06 2009

2626677571_88520ca88bCes dernières années, la relation privilégiée tissée pendant 50 ans entre France et Allemagne s’était distendue. Cette dernière s’était tournée vers l’Europe centrale et orientale, sa zone d’influence « naturelle », alors que la première cherchait à tisser des liens plus étroits avec d’autres partenaires européens et à développer seule son projet euro-méditerranéen. Mais les difficultés communes dues à la crise économique actuelle ont remis les deux partenaires sur la voie de l’unité. « Il était temps » pensent à haute voix tous ceux qui tiennent le couple franco-allemand pour la pierre angulaire de la construction européenne.
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L’enjeu agricole européen

3 06 2009

2626677571_88520ca88bLa « politique agricole commune » (PAC) est l’une des plus anciennes politiques européennes et le modèle même de ce que l’on appelle une « politique communautaire » dans le langage européen. Cela n’empêche pas sa remise en cause depuis quelques années. Elle est attaquée par les plus libéraux des Etats-membres (comme le Royaume-Uni) qui voient dans ce complexe système d’aides, de subventions et de soutien des prix, une insupportable et coûteuse entrave au marché. Mais elle l’est aussi par les tenants d’une agriculture plus durable et moins « productiviste » qui critiquent un système favorisant les grosses exploitations et certaines filières (céréalière par exemple). Enfin, la tendance récente à déconstruire ce même système est jugée dangereuse et malvenue par les exploitants qui en ont longtemps profité, notamment en France.
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